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C. Bernault (L’initiative) : « Il faut essayer de donner une autre image de l’université »


Dans un contexte budgétaire tendu pour l’enseignement supérieur, une étude publiée mi-novembre met en lumière l’impact économique majeur de six universités françaises membres de L’initiative. Selon ces travaux, leur activité représente près de 4 milliards d’euros par an, soit 0,13 % du PIB national, et plus de 80 000 emplois sur leurs territoires. Carine Bernault, présidente de l’université de Nantes, souligne qu’un euro de subvention publique génère 2,7 euros d’activité économique, démontrant l’efficacité et le rôle structurant des universités. L’objectif est clair : casser l’idée selon laquelle l’université coûte, et rappeler son apport essentiel en matière d’emploi, d’attractivité territoriale, de formation, de recherche et d’innovation, afin de peser dans les débats sur leur financement. (EducPros, 23/12/2025)

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Hécatombe d’emplois dans la tech : l’IA est-elle vraiment en cause ?


Alors que les licenciements se multiplient dans les grandes entreprises technologiques, l’intelligence artificielle est souvent désignée comme la principale responsable. HP, Klarna, Salesforce ou encore Amazon mettent en avant les gains de productivité liés à l’IA pour justifier des suppressions de postes. Pourtant, les études récentes nuancent ce discours : l’impact global de l’IA sur l’emploi resterait limité et toucherait surtout les jeunes actifs et les métiers les plus exposés. Pour plusieurs experts, l’argument de l’IA relèverait surtout de l’« AI washing », un moyen pour les entreprises de rassurer les investisseurs et de masquer des stratégies classiques de réduction de coûts dans un contexte économique tendu. (L’ADN, 22/12/2025)

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Avant la loi pour le plein emploi, 40% des bénéficiaires du RSA étaient orientés vers France Travail


Avant l’entrée en vigueur de la loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023, l’orientation et la contractualisation des bénéficiaires du RSA constituaient un point faible des politiques d’insertion. Selon une étude de la Drees, en 2022, seuls deux bénéficiaires du RSA sur cinq (40%) étaient orientés vers France Travail, tandis que 33% relevaient des conseils départementaux et 27% d’autres organismes. Les délais d’orientation restaient importants : en 2021, seulement 46% des allocataires étaient orientés en moins de trois mois, alors que le délai réglementaire était de deux mois. La contractualisation apparaissait encore plus fragile, avec moins de la moitié des bénéficiaires ayant signé un contrat d’engagement réciproque fin 2022. Ces constats ont nourri la réforme de 2023, dont l’objectif est d’accélérer l’orientation et de renforcer l’accompagnement, avec des premiers signes d’évolution dans les territoires pilotes où la part des parcours à dominante professionnelle progresse nettement. (Localtis, 22/12/2025)

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Immersion dans une « entreprise éphémère » : un collectif innovant pour retrouver un emploi


Pendant sept semaines, 42 demandeurs d’emploi ont vécu une expérience professionnelle hors norme en Gironde en devenant les associés d’une « entreprise éphémère » baptisée 33 Tours. Portée par le cabinet 30 Fab, cette structure reproduit le fonctionnement d’une véritable entreprise (RH, communication, commercial, web, centre d’appels), avec une règle centrale : la réussite individuelle passe par le collectif. Accompagnés par des coachs, les participants travaillent ensemble pour décrocher un emploi pour chacun, en mutualisant leurs compétences, leurs réseaux et leur énergie. Ce modèle, déjà éprouvé ailleurs, séduit autant les participants que les entreprises locales, sensibles à cette dynamique collaborative et à l’engagement démontré par les candidats. (La Tribune, 22/12/2025)

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A Cannes, le lycée Alfred-Hutinel chasse les clichés sur la voie professionnelle


Baptiste Poirier revient sur l’initiative du lycée Alfred-Hutinel à Cannes, qui a ouvert ses ateliers aux professeurs de collège dans le cadre de la Semaine des lycées professionnels. Objectif : déconstruire les stéréotypes persistants autour de la voie professionnelle et technologique, souvent perçue comme une orientation subie. À travers des immersions concrètes, des échanges avec les élèves et le soutien des acteurs institutionnels et industriels, l’établissement défend une vision ambitieuse de ces filières, fondée sur le choix, l’excellence et l’adéquation entre talents, envies et débouchés professionnels. (Nice-Matin, 22/12/2025)

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